» Je m’appelle Dominique Biron et j’ai décidé de mourir dans trois jours. C’est le temps qu’il a fallu au Christ pour revenir d’entre les morts, ça me suffira bien pour faire mon petit ménage. »
Quand Alzheimer frappe à sa porte, Dominique, 81 ans, préfère ne pas s’attarder. Elle se prépare à dire adieu à sa petite vie, ses enfants, ses bibelots… Lorsqu’elle fait le tri dans ses souvenirs, c’est avec une réjouissante férocité. Car l’ennui bourgeois n’a pas réussi à priver Dominique d’une certaine hauteur de vue sur l’Existence.
Le plus difficile est de prendre congé de sa petite-fille adorée, Victoire, 20 ans. Que lui dire ? Que lui écrire ? Comment lui faire comprendre que le choix de sa grand-mère est celui de la liberté et, paradoxalement, de la vie ?

