Dans le Portugal de Salazar, une vaste propriété agricole non loin de Lisbonne fait les beaux jours d’une famille aisée, avec ses vignes, son bétail, sa roseraie et, dans le salon de musique, un piano qui ne cesse de faire entendre ses mélodies. Mais bientôt le domaine périclite, les cigognes disparaissent et Júlio, le fils aîné, choisit de rejeter son milieu d’origine pour embrasser la cause communiste. Alors que la police politique torture et déporte les opposants, Júlio s’engage dans la lutte clandestine et s’impose comme une figure de premier plan du Parti. Mais son homosexualité dérange, y compris dans son camp. C’est le portrait diffracté de cet homme valeureux et énigmatique que brossent ici une poignée de personnages ayant croisé sa route, tout en sondant leurs propres gouffres.

