Profanations : il s’agit en dix gestes, de penser la profanation comme l’acte de création et la tension de la modernité : « La profanation de l’im-profanable est la tâche politique de la génération qui vient ». Dix profanations, dix gestes : dix textes, dix essais, souvent courts, de style varié et de registre souvent différent. Dix actes.
Il ne s’agit plus ici de commenter, mais d’écrire, d’inscrire la pensée dans la langue. Giorgio Agamben renoue ici avec le style de quelques-uns de ses essais les plus littéraires et les plus libres. L’ensemble des textes est porté, tendu par une inspiration et un souffle haletant. On pense à Stanze, bien sûr, mais aussi à Idée de la prose, à La communauté qui vient ou à Bartleby ou la création. C’est qu’il s’agit de penser la création, le geste de l’art mais aussi de le produire.

