Jean-Baptiste Beauséjour – L’Empreinte des morts : Paris, 1881

Paris, 1881. Dans les yeux d’un mort assassiné, le visage de son meurtrier.
Un député de la Seine est repêché dans la Seine par une froide matinée de novembre.
Mort accidentelle, conclut le médecin légiste officiel en cinq minutes.
Mais Édouard Vassière, médecin sans chaire ni titre, voit autre chose dans les yeux du cadavre : une dilatation que ne produit jamais la noyade.
Il prélève les deux yeux. Crime légal, preuve impossible — ou peut-être pas.
Dans son laboratoire clandestin de la rue de la Mortellerie, avec Nour Benali, chimiste algérienne dont personne ne connaît encore le nom, il développe ce que la science appelle un optogramme : l’image rétinienne que conserve la rétine d’un mort dans ses dernières secondes. Une image floue, partielle. Mais une image.
Un visage d’homme penché. Un col de chemise blanche. Et sur le revers gauche : un insigne officiel de la République française.
Une découverte qui va mettre en danger deux chercheurs, exposer un ministre assassin, et poser une question que la science du XIXe siècle n’est pas encore prête à entendre : les morts peuvent-ils témoigner contre ceux qui les ont tués ?

 

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