Pas de corps. Pas de scène de crime. Pas la moindre confession. Et pourtant, un faisceau de contradictions, de silences troubles et d’attitudes équivoques converge vers un seul homme – gauche, bravache, parfois cynique – qui aura bien du mal à persuader une cour d’assises de son innocence ! Delphine Jubillar, infirmière de trente-trois ans et mère de deux enfants, s’est volatilisée dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Son mari, Cédric Jubillar, mis en examen pour « meurtre par conjoint », est incarcéré depuis juin 2021. Il clame son innocence. Son procès s’ouvre le 22 septembre 2025, devant la cour d’assises du Tarn, à Albi. Toutefois, l’essentiel manque encore : le corps de Delphine. Et avec lui, la vérité. Le mystère demeure, opaque, presque cruel, entretenu par les mots glaciaux de Jennifer C., sa dernière compagne : « En prison, on l’appelle le Magicien, parce qu’il a fait disparaître sa femme. Ça le fait beaucoup rire… »
