18 août 1850. La France pleure Honoré de Balzac. Un an plus tard, Alexandre Dumas lance une souscription pour que soit érigée une statue digne de l’auteur de la monumentale Comédie humaine. Le projet traîne, Emile Zola reprend le flambeau, mais il faudra attendre 1891 et de nombreuses péripéties pour qu’Auguste Rodin soit enfin désigné par le comité Balzac. À lui d’honorer le grand romancier du siècle.
Comment représenter un tel génie ? La tâche s’avère plus ardue qu’il n’y paraît. D’esquisses en lectures annotées de l’œuvre de l’écrivain, de modèles en reprises, l’artiste cherche, fait, défait, prend du retard, essuyant critiques et polémiques, jusqu’à déclencher le scandale…

