On peut revenir. Mais on ne retrouve jamais l’endroit qui nous attendait Un retour. Une maison. Une famille au bord de la rupture. La fin d’après-midi étale sur la ville une lumière jaune et sale. Dans la maison des Defrat, les volets restent à demi clos, comme si l’on hésitait entre se protéger du dehors… et ne pas s’en couper complètement. La télévision tourne, personne ne la regarde : tout parle, sauf l’essentiel… Simon Defrat a le corps d’un homme qui n’a jamais désappris l’autorité. Même à la maison, même en pull usé, il reste policier : raide, lucide, incapable de déposer l’armure. Et pourtant, ce soir-là, une phrase suffit à fissurer l’équilibre précaire : ça ne peut pas continuer comme ça. Car Gregory revient — et ce simple mot déplace les meubles dans le noir. Isabelle se réveille avant l’aube, Noémie n’a presque pas dormi : chacune porte à sa façon l’espoir d’une réconciliation… et la peur qu’elle soit impossible. Il va être là. Dans cette maison.

