Laure a vingt-huit ans quand elle hospitalisée en psychiatrie. Elle raconte quatre mois d’isolement hors du temps, détaille le glauque et le sinistre des murs, décrits les patients et autres naufragés sur le fil, mais surtout elle avoue l’intense sentiment de sécurité que ce refuge lui offre.
« Il faut au moins dix chocolats pour effacer le goût d’une merde » lui dit la thérapeute de l’hôpital.
Nous l’accompagnons alors sur ce double chemin, où passé et thérapie s’entremêlent pour s’éclairer l’un l’autre. Les souvenirs s’enchaînent, l’histoire se reconstitue à rebours, comme un bâtiment menacé d’effondrement qui irait questionner ses fondations.

