» Quel roman que ma vie ! » confiait Mme Tallien au crépuscule de son existence. De l’Ancien Régime à la Restauration, cette beauté brune espagnole, née Thérésa Cabarrus, a traversé comme une éblouissante comète les heures les plus riches de l’histoire de France. D’un château l’autre – de celui de sa naissance en 1773, à Carabanchel près de Madrid, à celui du Hainaut, où elle finit ses jours en 1835 -, Mme Tallien a rencontré, parfois aimé, les personnages les plus illustres de son temps. Mariée au conventionnel Tallien, elle a également été la maîtresse de Barras et a entretenu une relation orageuse avec Bonaparte, avant de séduire le richissime financier Ouvrard et de s’unir, pour finir, au prince de Chimay. Femme de cœur, elle a permis de sauver de nombreuses vies à Bordeaux, sous la Terreur, et y a gagné le surnom de » Notre-Dame du Bon-Secours « . Femme de tête, elle a incité Tallien à rejoindre les conjurés contre Robespierre et est devenue pour tous » Notre-Dame de Thermidor « . Femme d’esprit, elle a côtoyé les » merveilleuses » et a été désignée » Reine de Paris « . Qui mieux que Michel Peyramaure pouvait conter la vie tumultueuse de cette héroïne d’une séduction exceptionnelle, de cette femme fascinante, libre et courageuse, spectatrice privilégiée et actrice à part entière de la Révolution française et de ses suites ? Après la série de portraits qu’il a consacrée aux bandits célèbres (Cartouche, Mandrin et Vidocq), Michel Peyramaure inaugure avec La Reine de Paris une trilogie sur les femmes de la Révolution.

