Flora a l’amour facile. Dans son vaste cœur, tout s’empile pêle-mêle, sans discriminations ni préférences. Elle nourrit et materne aussi bien le petit peuple des indomptés – chevreuils, oiseaux, renards… – que sa famille humaine parfois ombrageuse.
S’installe un jour près de chez elle Margaret Myre, une écrivaine célèbre que son dernier roman a propulsée au faîte de la renommée. Célèbre, oui. Mais aussi fragile et effarouchée. Peu à peu, Margaret Myre revendique un abri dans le cœur hospitalier de Flora. Peu à peu, Flora lui donne toute la place – ainsi pendant trente étés, ainsi à ses risques et périls, car les écrivains dévorés par l’écriture ne sont-ils pas forcément égoïstes, avares d’amour, enclins à se nourrir de tout ce qu’ils rencontrent pour enrichir leur œuvre ?

